Vous mangez du riz tous les jours ou presque. Pourtant, ce grain discret participe au réchauffement climatique davantage qu’on ne le croit. Surprenant, non ?
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Pourquoi le riz émet-il autant de gaz ?
La réponse tient en un mot : méthane. Les rizières sont souvent inondées. L’eau empêche l’oxygène d’atteindre le sol. Dans ces conditions, des bactéries particulières transforment le carbone en méthane.
Le méthane est un gaz à effet de serre très puissant. Il réchauffe l’atmosphère bien plus que le dioxyde de carbone sur une période courte. Résultat : la riziculture inondée libère une quantité importante de gaz à effet de serre.
Combien pollue vraiment le riz ?
Les estimations varient selon les méthodes de culture. En moyenne, un kilo de riz produit environ 2 kg d’équivalent CO2. C’est plus que la plupart des céréales. Par comparaison, un kilo de maïs ou de polenta émet moins d’1 kg d’équivalent CO2.
Cela reste loin des émissions de la viande de bœuf, qui peuvent dépasser 20 à 30 kg d’équivalent CO2 par kilo. Mais le riz reste une source notable d’émissions parmi les végétaux.
Des solutions du champ à l’assiette
Heureusement, il existe des leviers pour réduire l’empreinte du riz. Ils agissent à la fois sur la façon de cultiver et sur nos assiettes.
- Changer l’irrigation : des pratiques comme la riziculture non-inondée ou l’alternance entre sols mouillés et secs limitent la production de méthane.
- Techniques agricoles : le chaulage, la gestion précise des engrais et des variétés de riz adaptées peuvent réduire les émissions.
- Variété alimentaire : remplacer une partie du riz par des légumineuses diminue l’impact climatique et améliore la qualité nutritionnelle.
Que pouvez-vous faire dès aujourd’hui ?
Vous n’avez pas à bannir le riz. Mais quelques gestes simples font une différence.
- Remplacez un repas de riz sur deux par des lentilles, des haricots ou des pois chiches. Par exemple, 150 g de lentilles cuites au lieu de 150 g de riz réduit l’empreinte globale du repas.
- Choisissez du riz produit sans inondation si l’information est disponible. Les riz cultivés en sol sec émettent moins de méthane.
- Privilégiez les céréales locales et variées : maïs, boulgour, quinoa selon les disponibilités.
- Limitez le riz blanc au profit d’options complètes et de légumineuses, pour la santé et pour la planète.
Un mot sur la santé
Le riz blanc est très consommé dans le monde. Mais il a un index glycémique élevé. Des études soulignent un lien possible entre consommation excessive de riz blanc et risque accru de diabète. Ce constat pousse certains pays à réfléchir à des alternatives.
En parallèle, les légumineuses restent un excellent choix. Elles offrent protéines, fibres et nutriments. Elles sont aussi plus sobres en émissions. C’est un double bénéfice pour vous et pour le climat.
Conclusion : réduire l’impact sans se priver
Le riz contribue au réchauffement climatique, surtout quand il pousse dans des rizières continuellement inondées. Mais on peut agir. La production peut évoluer. Et vos choix alimentaires aussi.
Commencez par diversifier vos menus. Remplacez parfois le riz par des légumineuses. Cherchez des riz produits avec des méthodes moins émettrices. Ainsi, vous diminuez votre empreinte sans renoncer aux plats que vous aimez.


